À la découverte du métier de technicien cynégétique
Sauf à s'intéresser de près au monde de la chasse, on ignore quelles sont les missions d'un technicien cynégétique… Alexandre Figueiredo, en poste à la Fédération départementale des chasseurs de Côte-d'Or nous parle de son métier…
NÉ, il y a à peine une trentaine d'années, Alexandre Figueiredo a passé tous ses loisirs de jeune garçon dans la Haute-Saône, département privilégié pour ses territoires de chasse et sa faune sauvage. Élevé au sein d'une famille de chasseurs, il n'échappe pas à son destin.
Très tôt, une passion pour les choses de la nature s'affirme. Pas étonnant que dans le cadre de ses études de technicien agricole, il choisisse l'option « aménagement de l'espace et gestion de la faune sauvage », et suive différents stages auprès de la Fédération départementale des chasseurs de son département.
Ses études terminées, Alexandre Figueiredo n'a plus qu'une idée en tête, exercer un métier en rapport avec le monde cynégétique.
Bientôt la chance lui sourit et lui offre l'opportunité de faire acte de candidature à un poste d'agent technique au sein de la Fédération des chasseurs de Haute-Saône qu'il connaît bien.
Embauché, sa motivation et ses qualités professionnelles le conduisent bientôt à gravir les échelons, et devenir « technicien cynégétique ».
S'il apprend son métier en Haute-Saône et y parfait ses connaissances, Alexandre Figueiredo, homme de défi, a envie de découvrir d'autres territoires. La Fédération des chasseurs de Côte-d'Or à la recherche d'un technicien cynégétique lui donne l'occasion de changer de lieu de vie professionnelle. Ce département qui l'intéresse présente quelques similitudes avec la Haute-Saône : ses grandes forêts et sa richesse faunistique en grand gibier.
Des missions nombreuses et variées…
De type associatif, loi 1901, la Fédération qui regroupe les chasseurs du département assure de nombreuses missions associatives et de service public.
Dans l'intérêt général, elle participe à la formation des chasseurs, à l'information du grand public, à la surveillance et à la gestion des territoires, à la défense de l'environnement, au suivi des espèces, à l'indemnisation des dégâts de grand gibier, etc.
C'est dire que les missions qui en découlent et qui peuvent être confiées à un technicien cynégétique sont nombreuses et variées, de quoi satisfaire pleinement notre homme.
Parmi celles-ci Alexandre Figueiredo participe à la formation au permis de chasser, une activité où il peut satisfaire pleinement son désir d'enseigner, et rencontrer un public varié. Depuis quelques années, il constate avec satisfaction, que cette formation a sérieusement évolué. Désormais, les candidats qui se présentent à l'examen doivent posséder de solides connaissances, tant théoriques, que pratiques.
Une autre mission lui tient à cœur, celle de la gestion du grand gibier. À ce titre, il participe aux travaux des commissions intéressées, rencontre les chasseurs et tout public concerné de près ou de loin par le dossier, sachant qu'aujourd'hui, le sujet sensible est celui de la gestion équilibrée des populations de sangliers.
Une occasion de plus de faire preuve de pédagogie, de diplomatie, et de privilégier toujours et encore le dialogue, seul capable de faire avancer durablement les choses.
Une vie professionnelle comblée…
Au service de la chasse et des chasseurs, Alexandre Figueiredo a choisi une activité professionnelle exigeante et qui demande une grande disponibilité. Mais, avoir le privilège d'exercer un métier au contact permanent de la faune sauvage, implique aussi de savoir adapter son rythme de vie professionnelle à celui des saisons de chasse.
Une vie qui le comble, car aujourd'hui, Alexandre ne voudrait rien changer à son parcours. Il se dit heureux de pouvoir participer à gérer le présent, mais aussi l'avenir de la chasse.
L'exercice de son métier, ne l'empêche pas de continuer à titre personnel, à pratiquer son loisir dans la société de chasse communale de son village de Haute-Saône. Il y retrouve régulièrement ses amis et sa famille, notamment son père qui en est le président.
Si aujourd'hui, son chien « Viking », (un beagle âgé de 4 ans), l'accompagne dans ses parties de chasse, il aimerait posséder un setter et partir à la recherche de la belle mordorée.
On l'a compris, craignant ça et là des dérives « commerciales », ce jeune homme au caractère bien trempé s'attache à défendre une certaine idée de la pratique cynégétique, celle qui s'attache aux hommes et aux territoires.
Mais Alexandre Figueiredo sait aussi que pour vivre, la tradition reçue en héritage doit constamment évoluer et s'adapter. Un vaste chantier qui fait tout l'intérêt de ses missions quotidiennes… En ce début d'année, souhaitons-lui un riche parcours professionnel, pour la plus grande satisfaction de tous les chasseurs…
Jean-Michel PETREAU
Source : bienplublic.com
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