Le gouvernement wallon a pris la décision de repousser d’un mois la date de fermeture de la chasse à l’approche et à l’affût des cerfs. Celle-ci est donc reportée au 31 janvier. Le gouvernement a pris cette décision car il est apparu que les quotas de tir définis par l’administration de la Nature et des forêts (DNF) ne seraient pas atteints à la fin du mois de décembre comme le prévoit l’arrêté quinquennal 2011-2016. Cette prolongation de la période de chasse est néanmoins limitée, pour les cerfs mâles boisés, à concurrence des minima imposés par la DNF.
Cette situation s’explique par la météo très douce de ces derniers mois et l’abondance exceptionnelle de faînes et de glands très prisés par ces grands ongulés. "L’offre de nourriture est très dispersée, ce qui a eu pour conséquence d’éparpiller les animaux. Les battues ont donné de moins bons résultats car les cerfs n’étaient pas là où on les attendait ou en nombre réduit", explique un expert.
Depuis plusieurs années, la population de cerfs a explosé en Wallonie en raison notamment de conditions climatiques favorables, mais aussi selon les défenseurs de l’environnement et les exploitants forestiers, des pratiques de nourrissage de certains chasseurs soucieux de renforcer l’attractivité de leurs territoires. Conscient des problèmes engendrés par cette surdensité (dégâts aux arbres, aux cultures agricoles, ainsi qu’à la biodiversité), l’administration a donc revu à la hausse les plans de tir ces trois dernières années. Une logique qui aux yeux du président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique, Benoît Petit, semble montrer ses limites. "Pendant deux ans, même si ce n’était pas toujours de gaieté de cœur, les chasseurs ont appliqué les réductions demandées, mais forcément, plus on avance, plus l’exercice devient compliqué. Le fait que plus de la moitié des conseils cynégétiques n’ont pas atteint leur quota minimum me semble d’ailleurs significatif", commente notre interlocuteur, soulignant que les recensements de population devraient être plus précis. Au passage, M. Petit dit également regretter la limitation imposée sur les cerfs boisés durant la période de prolongation qui, selon lui, complexifie le travail de terrain.
D’après les derniers recensements, la Wallonie compterait quelque 12 500 cerfs (biches, faons et boisés). Les plans de tir pour la saison de chasse 2011 prévoient pour leur part un total de 5 638 animaux à abattre (dont 1 232 mâles boisés), mais seuls 80% de cet objectif auraient été réalisés en l’état. Quant à l’explosion démographique, elle est similaire à ce qui est observé dans les autres pays européens, juge encore le président du RSHCB.
Président d’Inter-Environnement Wallonie et spécialiste reconnu du cerf, Gérard Jadoul ne partage pas tout à fait cette lecture. S’il est incontestable que l’abondance de glands et de faînes a compliqué la tâche des chasseurs, certains titulaires du droit de chasse se montreraient également réticents à l’idée de réduire leur "capital" gibier et "fixent des règles restrictives" qui empêchent d’atteindre l’objectif qui leur a été assigné. "C’est un facteur qui n’est pas à négliger", juge M. Jadoul pour qui, par ailleurs, la limitation fixée sur le tir d’animaux boisés se justifie pleinement. "Les chasseurs ont un penchant naturel pour le tir de trophée, mais si l’on veut réduire la population, c’est sur la densité des femelles qu’il faut agir".
La régulation des populations de grand gibier est absolument nécessaire en Wallonie, conclut-il, soulignant qu’à côté du cerf, les sangliers posent de sérieux problèmes sans qu’il existe à l’heure actuelle un outil légal qui permettrait d’imposer des réductions de populations. Et de relever enfin que, dans ce contexte, les responsables politiques wallons ne pourront plus très longtemps faire l’économie d’un débat approfondi sur le nourrissage artificiel.
Ces 29 avril et 13 mai 2012, le RSHCB a organisé son 6ème cycle de formation en Santé publique et Hygiène. Il a été suivi par 135 chasseurs. Les résultats ont été les plus brillants depuis 2008 : plus de 99 % des candidats ont réussi cette formation et 70 % ont obtenu 18 points et plus. Deux « nouveaux permis » sur les 8 qui présentaient la Formation ont obtenu 21 sur 21. Bravo à tous.
Les dates précises du prochain cycle qui aura lieu au printemps 2014 n’ont pas encore été fixées.
Pour rappel, la 2ième formation S&H a lieu ce dimanche 13 mai à l'auditoire de biologie végétale à Gembloux, avenue de la Faculté d'Agronomie, 2 (Parking et accès via l'avenue Maréchal Juin).
Cette formation débutera à 8h et sera suivie de l'examen.
Merci de vous munir de votre carte d'identité (avec le numéro national au dos) ou carte SIS (si le NN n'est pas indiqué sur votre CI), de votre permis de chasse ou de votre certificat de réussite à l'examen de chasse, d'un crayon, d'une gomme et d'un bic de couleur bleue ou noire.
Pour rappel, la 1ère formation S&H a lieu ce dimanche 29/04 (8h - 13h30) à l'auditoire de biologie végétale à Gembloux, avenue de la Faculté d'Agronomie, 2 (Parking et accès via l'avenue Maréchal Juin).
Il est rappelé aux participants de se présenter à 07h45.