Une étude allemande vient de révéler que le nombre de chasseuses était en augmentation chez nos voisins. En Wallonie, les dames suivent plus les cours. Mais elles ne demandent pas le permis.


  C’est une petite révolution chez nos voisins allemands : de plus en plus de femmes pratiquent la chasse. Selon l’association allemande de chasse, la proportion de femmes a été multipliée par dix, passant de 1 à 10 % du total des chasseurs en 15 ans. Johanna Hofmann fait partie de ces nouvelles chasseuses. « Chaque animal, qu’il s’agisse d’un sanglier, d’un renard, d’un cerf, d’un lapin ou d’un oiseau, produit un son différent dans la forêt », s’émerveille cette jeune femme de 31 ans. Quand elle aperçoit une cible potentielle, elle lève son fusil, vise et retient son souffle. « J’essaie de ne faire aucun bruit, (de rester) calme et concentrée, et de respirer doucement car je ressens bien sûr beaucoup d’excitation », explique-t-elle.

« Il y a environ 35 000 femmes qui chassent en Allemagne », indique Torsten Reinwald, porte-parole de l’association. Si elles n’ont jamais été formellement interdites de pratiquer la chasse, elles étaient il y a encore 40 ans traitées de « Flintenweib » (NDLR : femme au fusil). Aujourd’hui, les femmes représentent près d’un quart des candidats à l’examen du permis de chasse. Des parties de chasse réservées aux femmes sont même organisées en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest).

En Wallonie, 3 % de chasseuses

Et chez nous ? Il n’existe pas de statistiques précises concernant le nombre de chasseurs/chasseuses. Mais en se basant sur le nombre de permis de chasse délivré, Benoît Petit, président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique estime qu’en Région wallonne, « environ 3 % de femmes prennent leur permis de chasse chaque année. Il y a une légère évolution, mais sans plus. Par contre, au Royal Saint-Hubert Club, où l’on donne les cours pour obtenir le permis, on constate une certaine augmentation des élèves féminines. On peut parler d’une proportion de 10 %. »

Le président de l’ASBL note aussi une évolution du nombre de dames qui accompagnent leur mari soit pour traquer le gibier, soit pour ramasser les bêtes tuées et procéder à leur décompte. Des activités qui ne nécessitent pas le permis de chasse. Mais ou la rigueur des femmes s’avère précieuse, selon Benoît Petit, « car l’administration nous impose de plus en plus d’être précis dans les comptages de gibier. »

« Élever le niveau d’élégance ! »

Cette différence entre le nombre de femmes qui passent le concours et le nombre de femmes qui demandent le permis ne signifie pas qu’elles ratent le concours. « Pas du tout, s’exclame Benoît Petit. Elles le réussissent même très bien. Cela veut tout simplement dire qu’elles s’intéressent à la chasse, qu’elles passent l’examen mais qu’elles ne demandent pas le permis nécessairement. »

Les femmes qui chassent sont-elles différentes des hommes ? Benoît Petit ne le pense pas. « Le caractère des hommes ou des femmes se révèle dans les activités humaines qui font appel à la passion, commente-t-il. Si une femme est audacieuse dans la vie, elle le sera également à la chasse. Par contre, le fait qu’il y ait plus de femmes qui pratiquent la chasse permet sans doute d’élever le niveau d’élégance ! »

En Belgique, il n’y a pas d’actions de recrutement tournées spécifiquement vers les femmes. « Nous encourageons les actions qui visent à avoir plus de chasseurs, quel que soit le sexe », précise notre interlocuteur.

Un nombre qu’il est difficile d’estimer réellement en Belgique, puisqu’il faut un permis différent pour chasser en Wallonie ou en Flandre. « Il y a donc certains chasseurs qui possèdent les deux, d’autres seulement l’un des deux. Cependant, on peut tabler sur 24 000 permis délivrés chaque année en Belgique, dont 13 000 ou 14 000 en Wallonie. Un chiffre qui reste relativement stable, contrairement au nombre de permis de pêches qui a diminué fortement ces dernières années. »

 

La revue Chasse et Naturea publié dernièrement un palmarès du nombre de chasseurs par rapport à la population totale dans les pays limitrophes. Sur six pays, la Belgique se classe avant-dernière.

1. France : 1 chasseur/48 habitants.

2. Grande-Bretagne : 1/76.

3. Allemagne : 1/233.

4. Luxembourg : 1/250.

5. BELGIQUE : 1/452.

6. Pays-Bas : 1/618.

 

ASBL wallonne du Royal Saint-Hubert Club de Belgique, boulevard Lambermont, 410, 1030 Bruxelles (02 242 07 67 ou 0 479 37 65 65). L’examen théorique pour le permis de chasse en Wallonie a lieu le 12 mars 2012. L’inscription doit se faire avant le 31 janvier.

 

L'avenir.net Mobile (18/01/12)  

Wallonie : seulement 3 % de chasseuses 

 


 

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Licence radio Janvier et Février 2018

Les chasseurs ou les sociétés de chasse chassant le Sanglier en battue en janvier-février 2018 et utilisant à ces fins des radios agréées pour la chasse sont invités à verser la somme de 38 € par licence sur le compte de l'ASBL Wallonne du RSHCB n° BE03 0013 6097  6684 avec la mention très importante du numéro de licence ou d'une des licences déjà reçues en 2017 ou au moins la lettre P et les 4 chiffres la suivant immédiatement dans ce numéro de licence (Exemple : le n° de licence complet 472057890P2249-000/9C3B991A ou, au moins P22479. Le RSHCB vous enverra au plus vite les nouvelles licences.

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