La chasse au service
de la biodiversité
Régulation des populations, aménagement des territoires, veille sanitaire. Trois rôles concrets que les chasseurs assument pour la faune et la flore wallonnes
Un loisir utile à la nature
Les chasseurs endossent un rôle sociétal important à divers titres : régulation des populations, aménagement des territoires et veille sanitaire de la faune sauvage.
Régulation des populations
Régulation des gibiers surdensitaires qui provoquent dommages agricoles, forestiers ou accidents. Aussi des espèces exotiques envahissantes et des espèces protégées quand c'est autorisé.
Pilier 02Aménagement des territoires
Rendre les territoires plus accueillants pour la faune sauvage : haies, jachères, MAEC, aménagements cynégétiques subsidiés.
Pilier 03Veille sanitaire
Sentinelles de terrain pour la détection précoce des maladies de la faune sauvage, en collaboration avec l'ULiège.
Réguler les populations trop abondantes.
Les chasseurs interviennent sur trois types de populations : les espèces gibiers surdensitaires, les espèces exotiques envahissantes, et certaines espèces protégées lorsque la régulation est autorisée.
Espèces gibiers surdensitaires
Les chasseurs assurent la régulation des populations trop abondantes de certaines espèces gibiers qui commettent des dommages ou déséquilibrent les écosystèmes.
- Cultures et prairies — dégâts principalement causés par les sangliers
- Forêts — pression du cervidé sur la régénération et dégâts aux arbres
- Accidents de circulation — collisions avec la grande faune
- Biodiversité — déséquilibre entre le gibier, la faune et la flore sauvages
Espèces exotiques envahissantes (EEE)
Les chasseurs se rendent également utiles en participant à la régulation des mammifères et oiseaux non indigènes qui menacent nos espèces locales. Ces espèces sont souvent plus compétitives et voraces, et véhiculent parfois de nouveaux agents pathogènes.
Une circulaire ministérielle invite les chasseurs à réguler ces espèces (Circulaire 2688 du 23 janvier 2007). Plus une EEE est détectée tôt, plus la lutte a des chances de succès — d'où l'importance du partage des observations.
Espèces protégées — régulation autorisée
Les chasseurs peuvent aussi participer à la régulation de certaines espèces protégées lorsque celle-ci est autorisée par l'administration, pour prévenir des dégâts spécifiques ou maintenir un équilibre local.
Améliorer la capacité d'accueil des habitats.
Au-delà des infrastructures cynégétiques, le titulaire de droit de chasse peut vouloir améliorer les ressources alimentaires et les abris dont dispose la faune sur son territoire.
Pourquoi aménager ?
Cette volonté existe particulièrement chez les titulaires en plaine, témoins des difficultés rencontrées par la petite faune et l'avifaune en raison de l'évolution de l'agriculture : parcellaire simplifié, exploitation de la moindre surface à des fins de production, modes de production préjudiciables à la faune sauvage.
Quelles actions concrètes ?
Les titulaires ont rarement la maîtrise du sol, mais ils ont un rôle important pour inciter les exploitants agricoles à faire une place à des aménagements pour la faune.
- Installation de parcelles aménagées pour la faune sauvage ;
- Maintien ou création de haies, buissons et îlots arbustifs ;
- Installation de jachères, bandes fleuries, cultures faunistiques.
Ces aménagements apportent ressources, abri et quiétude à de nombreuses espèces et contribuent au maillage écologique recherché à l'échelle wallonne.
Subsides disponibles — MAEC et aménagements cynégétiques
Certains aménagements en milieu agricole sont subsidiés aux niveaux wallon et européen dans le cadre de la PAC (Politique Agricole Commune). Ce sont les fameuses MAEC (Méthodes Agro-Environnementales et Climatiques) dans lesquelles les agriculteurs s'engagent volontairement pour une durée de 5 ans.
Des subsides à la plantation existent également. Par ailleurs, la Région wallonne subsidie certains aménagements cynégétiques.
Sentinelles de la faune sauvage
Depuis le début des années 2000, la Wallonie collabore avec l'ULiège pour surveiller les maladies de la faune sauvage. Les chasseurs, présents sur le terrain, jouent un rôle-clé.
Collaboration Région wallonne — ULiège
La Région wallonne a développé depuis les années 2000 une collaboration avec le Service de Santé et pathologies de la Faune sauvage de l'Université de Liège pour assurer l'épidémio-surveillance des maladies touchant la faune sauvage.
L'objectif est aussi de détecter de nouveaux pathogènes, en ciblant les maladies émergentes, d'en étudier le développement et de proposer des mesures de lutte appropriées.
Le rôle concret du chasseur
- Signaler et transmettre les carcasses animales retrouvées mortes.
- Éliminer prioritairement les animaux manifestement affaiblis, blessés ou malades, et transmettre leurs carcasses au Service.
- Respecter les règles de biosécurité, en particulier dans le contexte européen de lutte contre la peste porcine africaine chez les sangliers.
Plus les chasseurs sont vigilants et actifs pour transmettre ces carcasses, plus l'épidémio-surveillance est de qualité et à même de remplir ses objectifs de prévention et de lutte.
En savoir plus
Consultez la page dédiée pour connaître les protocoles complets de signalement, le contact 1718/1719, et les recommandations biosécurité.
Les chasseurs s'engagent
Signée par les dix associations représentatives des chasseurs belges. Volet « Pour l'environnement et la faune sauvage ».
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Voir les 13 engagements du chasseur
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