Catégorie 01
Prairies et cultures agricoles
Les dégâts aux prairies sont essentiellement dus au sanglier qui retourne le sol avec son groin (boutis ou vermillis suivant la profondeur). Le cerf, herbivore, se nourrit parfois dans les prairies, ce qui entraîne une perte de production. Idem pour la bernache du Canada.
Les dégâts aux cultures concernent maïs, céréales, pois, colzas, pommes de terre, betteraves sucrières, à différents stades. Espèces concernées : sanglier, lapin, blaireau, pigeon ramier, certains corvidés.
Catégorie 02
Forêt
Les dégâts concernent les jeunes plantations forestières et les semis naturels, essentiellement provoqués par le cerf et le chevreuil (frottis et abroutissements). Le sanglier impacte aussi la régénération en prélevant les fruits forestiers ou en déchaussant les jeunes plants.
Les arbres de certains peuplements en place sont écorcés dans leur jeune âge par le cerf : principalement les résineux (douglas, mélèze, épicéa), ainsi que le hêtre. Ces dégâts sont d'origine alimentaire ou comportementale.
Catégorie 03
Élevages
Prélèvements d'animaux domestiques par la faune sauvage : attaques sur la volaille (renard, fouine), attaques de loup dans les élevages de moutons, prélèvements d'oiseaux piscivores dans les piscicultures.
La transmission de maladies dans les élevages de rente par la faune sauvage est une autre forme de dégâts : peste porcine, grippe aviaire.
Catégorie 04
Particuliers
D'abord les collisions sur la route entre véhicule et animal sauvage (principalement sanglier, chevreuil, blaireau, cerf).
Pelouses retournées par le sanglier, poulaillers domestiques victimes des attaques de renards et de fouines. Les dommages provoqués par la fouine dans l'isolation des toitures, les circuits électriques des habitations ou les véhicules (isolants phoniques, isolants des câbles électriques, tuyaux de refroidissement) appartiennent également à cette catégorie.
Catégorie 05
Biodiversité
Atteintes à la biodiversité en général lorsqu'une espèce animale sauvage (pas seulement une espèce gibier) s'est trop fortement développée et n'est plus en équilibre avec la capacité d'accueil de son milieu, ou lorsqu'une espèce exotique (raton laveur p.ex.) parvient à s'installer et menace des espèces indigènes.
En soi, les dégâts commis par la faune sauvage sont inévitables et l'homme doit les admettre pour autant qu'ils ne dépassent pas un certain seuil. Cependant, dans un certain nombre de cas, la survenance des dégâts est favorisée par des populations animales en trop grand nombre — et c'est là que l'homme doit nécessairement intervenir.