Le 19 octobre 2023
Le Gouvernement wallon s’est mis d’accord sur deux arrêtés qui concernent la destruction et le nourrissage du sanglier. Ceux-ci ont été approuvés en deuxième lecture et sont envoyés pour avis au Conseil d’État avant leur publication.
D’autre part, le Gouvernement rédigera sous peu un arrêté qui devrait prolonger la chasse au sanglier, aux non boisés et aux petits cerfs de l’espèce cerf jusqu’au 20 février 2024.
Au niveau de la destruction du sanglier, les principales modifications sont les suivantes :
Possibilité du tir de nuit en plaine, moyennant les dispositions suivantes :
Uniquement en plaine et à plus de 100 mètres de la limite du territoire voisin.
L’usage d’une source lumineuse indépendante ou couplée à l’arme à feu, ainsi que celui d’un appareil de vision thermique indépendant de l’arme sont autorisés. Une lunette thermique sur l’arme n’est donc pas autorisée.
Possibilités de piégeage
Le piégeage du sanglier peut être autorisé sous certaines conditions.
Organisation obligatoire de battues supplémentaires
Si, au 30 novembre, 50% des objectifs de tir ne sont pas réalisés au sein d’un Conseil cynégétique, tous les titulaires du droit de chasse sur l’espace territorial du Conseil seraient tenus d’organiser des battues de destruction au premier trimestre de l’année suivante, en y convoquant un nombre de chasseurs et de traqueurs équivalent à leurs battues habituelles.
En ce qui concerne le nourrissage dissuasif du sanglier, les principales nouvelles dispositions sont les suivantes :
Le nourrissage dissuasif du sanglier sera interdit entre le 1eroctobre et le 31 mars. Une période transitoire est prévue, avec interdiction de nourrissage à partir du 21 décembre 2023 et du 1er novembre pour les deux années suivantes (2024 et 2025).
Vous retrouverez la publication du Ministre Willy Borsus ici
Nous constatons que les recommandations de la section Chasse du pôle Ruralité ( disponibles ici et ici ) et des associations de chasseurs ( disponible ici ) n’ont pratiquement pas été prises en compte, ce qui nous a amenés à réagir à cette annonce en communiquant dès ce jour nos griefs au Ministre Borsus, à savoir :
En alternative à l'interdiction du nourrissage, notre proposition de limiter les quantités de nourriture distribuée n’a pas été entendue, alors qu'elle rencontrait le but poursuivi d'éviter les excès tout en maintenant la possibilité pour le chasseur de contenir les dégâts.
Le projet d’arrêté ne prévoit pas de compensation financière pour les agriculteurs et les communes pourtant explicitement prévue par la déclaration de politique régionale signée par les trois partis de la majorité, pour financer les dégâts de gibier alors que le chasseur se voit privé d’un moyen de les diminuer.
L’obligation d’organisation de battues supplémentaires imposées à tous les territoires d’un conseil cynégétique nous préoccupe, car cela revient à pénaliser ceux qui auraient atteint leurs objectifs en occasionnant des efforts et des frais importants, un dérangement inutile de la forêt et la fermeture de la forêt aux autres utilisateurs pour un résultat très incertain.
D’autre part, ces projets d’Arrêtés contiennent des imprécisions techniques, juridiques et autres erreurs que nous développerons en détail auprès du Ministre.
Nous regrettons que, par ces projets d'arrêtés, le Gouvernement fasse fi de l'avis des instances démocratiques et ne respecte pas les engagements pris dans sa déclaration de politique régionale.
Aussi, si ce projet d’arrêté nourrissage devait être d'application, nous considérons que le Gouvernement wallon devrait être cohérent, tout comme l’a été le Gouvernement flamand, en abolissant la loi d’indemnisation des dégâts datant de 1961 et en la remplaçant par la prise en charge par la Région des dégâts occasionnés par les sangliers.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de l’évolution de ces dossiers tout en vous demandant de développer dès à présent tous les efforts nécessaires pour diminuer les populations de sangliers là où elles sont excédentaires.
Le Royal Saint-Hubert Club de Belgique
Félicitations aux lauréats et tous nos encouragements à celles et ceux qui poursuivent leur étude.
Ci-dessous les questionnaires , la planche photographique ainsi que les réponses validées par la Commission de délibération de la première session 2026.
Pour rappel, la réussite requiert 66 % au total des trois branches, avec un minimum de 60 % en branches I et II et 70 % en branche III.
Les résultats sont déjà publiés sur le site de la Wallonie (rubrique « Documents utiles » – « Résultats de l’examen théorique de chasse 2026 »), consultables via votre numéro personnel.
En cas de réussite, une convocation sera adressée pour première sous-épreuve pratique, organisée au Camp de Marche-en-Famenne entre le 27 avril et la mi-mai. En cas d’échec, une convocation à la seconde session (début mars) sera adressée.
Inscrivez-vous à la formation pratique : ICI
Pour toute information complémentaire : cours@rshcb.be – 081/30 97 81.
RSHCB
Examen 2026 (1ère session) - Questions FR : ICI / Questions D : ICI / Planche photos : ICI / Réponses : ICI
Élections 2026 au RSHCB
Les élections au RSHCB sont un processus démocratique où les affiliés choisissent leurs représentants selon un calendrier précis. Se porter candidat revient à faire un engagement clair de loyauté, de fidélité et de service envers le Club et ses valeurs.
C’est un système relativement exceptionnel dans le monde associatif, car il permet aux affiliés en ordre de cotisation de participer directement à la désignation des responsables du RSHCB
Le Prix Baillet Latour de l’Environnement ouvre son appel à candidatures pour une nouvelle édition. Ce prix distingue un propriétaire ou un gestionnaire privé, personne physique ou morale, pour la qualité d’un aménagement ou d’une gestion écologique menée sur un territoire situé en Belgique, en faveur de la biodiversité.
Doté d’un montant total de 25 000 euros, le prix peut être attribué à un ou plusieurs lauréats. Les projets sont évalués par un jury indépendant sur base de quatre critères : la conception écologique (originalité et cohérence), la réalisation (engagement et implication), les résultats obtenus et la garantie de pérennité des actions menées.
L’organisation du prix est confiée à Pact’Nature, pour le compte du Fonds Baillet Latour. Chaque candidat ne peut introduire qu’un seul dossier par an, et un projet non retenu ne peut être représenté avant quatre ans.
Le règlement complet et le formulaire de candidature sont disponibles sur le site de Pact’Nature. Les dossiers doivent être transmis au format PDF avant le 15 mars 2026. En savoir plus : ICI