NICOLAS,MATHIEU
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Samedi 24 mars 2012
Il y a quelques semaines, Carlo Di Antonio (CDH), ministre wallon de l’Agriculture, se faisait fort de lancer un avant-projet d’arrêté destiné à stopper le nourrissage du gros gibier. Le but ? Diminuer la population des sangliers pour éviter que ces derniers ne provoquent de dégâts dans les cultures. Une mesure qui ne semble ne pas faire l’affaire des communes qui abritent de grandes étendues boisées.
« À Chimay, cette décision pourrait provoquer une perte de 200.000 euros dans les caisses communales, dénonce Willy Meertens, conseiller de la minorité dans la cité princière. Si les sangliers sont sédentaires et qu’ils restent dans nos bois, c’est uniquement parce que nous les nourrissons. Sans nourriture ils fuiront nos forêts. » Conséquence directe : les chasseurs n’investiront plus d’argent dans des chasses qui ne contiennent plus de gibier et se rendront dans d’autres pays. Une catastrophe financière pour les communes et la Région qui louent leurs bois aux chasseurs.
Pour empêcher cette conséquence néfaste, une poignée d’élus a décidé de créer une motion concernant l’arrêté du Ministre Di Antonio. « Par cette motion, nous demandons d’abord au Gouvernement wallon de ne pas prendre de décision unilatérale sans consulter les communes. Ensuite, nous voulons qu’il laisse l’autonomie aux entités de permettre ou non le nourrissage dissuasif du grand gibier », développe Willy Meertens. La motion est passée à l’unanimité à Chimay, reste à voir si cette action fera tache d’huile dans d’autres communes wallonnes.
À la suite de signalements de chasseurs du Hainaut et de Liège, qui se voyaient encore réclamer une taxe provinciale lors de la délivrance de leur permis de chasse 2026-2027, le RSHCB a interpellé le SPW afin d’obtenir des explications.
Le SPW confirme que, depuis la modification des modalités de délivrance des permis en juin 2026, les règlements-taxes actuellement en vigueur ne permettent plus de percevoir cette taxe.
Concrètement :
Pas encoré payé ? Vous ne devez pas acquitter cette taxe dans l'état actuel de la réglementation.
Déjà payé ? Vous pouvez demander un remboursement auprès du collège provincial concerné dans un délai d'un an à partir de la date de votre paiement.
Le RSHCB vous propose un modèle de réclamation pour aider les chasseurs concernés à obtenir le remboursement des sommes versées. Vous le trouverez ICI ainsi qu’une note explicative.
Le RSHCB assurera également le suivi auprès des autorités provinciales afin de faciliter et d’uniformiser le traitement des demandes
La Finlande a confirmé ses premiers cas de peste porcine africaine (PPA), détectés le 24 juillet 2026 à Virolahti, près de la frontière russe. Le virus a été identifié par PCR sur deux marcassins et un os de sanglier retrouvés dans une même zone. Les autorités ont immédiatement instauré une zone infectée avec des restrictions sur les mouvements de porcs et renforcé la surveillance des populations de sangliers. Cette détection intervient dans un contexte de circulation active de la PPA dans les pays baltes et de présence historique de la maladie en Russie. Si la Suède a réussi à éradiquer le foyer détecté en 2023, cette nouvelle apparition rappelle le risque persistant de diffusion du virus en Europe du Nord.
Une louve est installée depuis plus de six mois sur les territoires des communes de Spa, Stavelot, Stoumont et Theux, a annoncé jeudi le Réseau Loup du Service public de Wallonie. Conformément au Plan Loup wallon, cette présence durable entraîne la création d’une nouvelle zone de présence permanente (ZPP), baptisée « ZPP Ardenne liégeoise », contiguë à celle des Hautes-Fagnes.
Cette zone correspond au territoire désormais occupé par la femelle GW4968f, issue de la meute des Hautes-Fagnes Sud. Si cette louve fréquente encore occasionnellement son territoire d’origine, elle semble désormais s’être établie de manière durable sur un territoire distinct, précise le SPW.
La ZPP Ardenne liégeoise couvre un peu plus de 11 000 hectares répartis entre les communes de Stoumont (4 220 ha), Spa (3 484 ha), Stavelot (3 231 ha) et Theux (449 ha). Sa création permettra aux éleveurs concernés de bénéficier d’un accompagnement spécifique visant à prévenir les risques de prédation, notamment par des conseils en matière de protection des troupeaux, des analyses de risque, le prêt de clôtures électrifiées et des aides financières pour l’installation de dispositifs de protection durables.

"Le plus grand stratège parmi nos animaux sauvages" trouve son bonheur en ville (LLB - 28/08/26)