Le nombre de chasseurs augmente en Wallonie. Il n'y a jamais eu autant de candidats à l'examen de
chasse.
Activité qui divise, la chasse semble plutôt bien se porter en Wallonie. Plus de 1.400 personnes se sont inscrites à
l’examen de chasse cette année et 1.076 ont présenté l’examen théorique.“Le nombre de candidats augmente
ces dernières années. En 2023, on a abandonné la reconnaissance du permis français et on a vu une grosse
augmentation des inscriptions l’année d’après. On s’y attendait mais ça a continué en 2025 et en 2026 sans qu’on
ait d’explication”, indique Valérie Duran, attachée à la direction de la Chasse et de la Pêche. “On peut passer le
permis dès 16 ans et chaque année, on a des jeunes parmi les candidats.”Complètement gratuit, le candidat doit
obtenir au moins 66 % de moyenne à l’examen théorique pour passer à l’évaluation pratique. “En législation et
biologies des espèces, il faut 60 % et pour le volet armes, munitions et éthique de la chasse, le seuil de réussite
est à 70 %”, précise Valérie Duran. 64,9 % ont réussi la théorie.Sur le terrain, le Royal Saint-Hubert Club de
Belgique qui assure la formation au permis de chasse, constate aussi que le nombre de chasseurs ne fait
qu’augmenter chaque année alors que c’est en baisse en Flandre et en France. “En Wallonie, il y a un regain
d’intérêt pour la nature. Chasser est une façon privilégiée de vivre la nature de très près”, estime le président
Benoît Petit. “L’image du chasseur est plus positive qu’avant. Les citoyens ont compris que les chasseurs sont
nécessaires pour lutter contre la population très prolixe des sangliers et qu’ils ne tirent pas sur tout ce qui bouge.
D’ailleurs les autorités judiciaires et administratives nous reprochent de ne pas tuer assez d’animaux et de ne pas
atteindre notre quota.”Si en général les personnes qui chassent ont un chasseur dans la famille, il y a de plus en
plus de néophytes qui se tournent vers cette activité qui reste très masculine. “Il y a peu de femmes mais le
nombre augmente”, indique Benoît Petit. “Il y a de plus en plus de femmes qui passent le permis mais ne
chassent pas”, relève Valérie Duran.Le président du Royal Saint-Hubert Club de Belgique rappelle que chasser
ne signifie pas automatiquement tirer et quand c’est le cas, le but est un tir net.
La Finlande a confirmé ses premiers cas de peste porcine africaine (PPA), détectés le 24 juillet 2026 à Virolahti, près de la frontière russe. Le virus a été identifié par PCR sur deux marcassins et un os de sanglier retrouvés dans une même zone. Les autorités ont immédiatement instauré une zone infectée avec des restrictions sur les mouvements de porcs et renforcé la surveillance des populations de sangliers. Cette détection intervient dans un contexte de circulation active de la PPA dans les pays baltes et de présence historique de la maladie en Russie. Si la Suède a réussi à éradiquer le foyer détecté en 2023, cette nouvelle apparition rappelle le risque persistant de diffusion du virus en Europe du Nord.
Une louve est installée depuis plus de six mois sur les territoires des communes de Spa, Stavelot, Stoumont et Theux, a annoncé jeudi le Réseau Loup du Service public de Wallonie. Conformément au Plan Loup wallon, cette présence durable entraîne la création d’une nouvelle zone de présence permanente (ZPP), baptisée « ZPP Ardenne liégeoise », contiguë à celle des Hautes-Fagnes.
Cette zone correspond au territoire désormais occupé par la femelle GW4968f, issue de la meute des Hautes-Fagnes Sud. Si cette louve fréquente encore occasionnellement son territoire d’origine, elle semble désormais s’être établie de manière durable sur un territoire distinct, précise le SPW.
La ZPP Ardenne liégeoise couvre un peu plus de 11 000 hectares répartis entre les communes de Stoumont (4 220 ha), Spa (3 484 ha), Stavelot (3 231 ha) et Theux (449 ha). Sa création permettra aux éleveurs concernés de bénéficier d’un accompagnement spécifique visant à prévenir les risques de prédation, notamment par des conseils en matière de protection des troupeaux, des analyses de risque, le prêt de clôtures électrifiées et des aides financières pour l’installation de dispositifs de protection durables.

Conformément à ses statuts, le Royal Saint-Hubert Club de Belgique a procédé en mai 2026 au renouvellement de ses instances dirigeantes à l’issue d’un processus électoral démocratique et transparent assez unique puisqu’il est organisé auprès de l’ensemble de ses membres sous le contrôle d’un bureau d’huissiers de justice.
À l’issue de ces élections, le nouveau Conseil d’administration a été constitué au cours de l’Assemblée générale du 23 juin 2026. Il se compose de douze administrateurs, dont cinq nouveaux membres, illustrant un équilibre entre continuité et renouvellement: Arnaud Dubois, Diego de Fierlant, Bertrand de Liedekerke, Jean-Christophe Delatte, Serge Fallon, Gaëtan Jamar, Thierry Lamarche, Julie Leclercq, Benoît Petit, Manu Poswick, Tanguy de Radzitzky, Adrien van Maele.
Le Bureau exécutif est composé de Benoît Petit (Président), Thierry Lamarche, (Secrétaire-coordinateur général), Diego de Fierlant, Jean-Christophe Delatte, Bertrand de Liedekerke et Adrien van Maele (vice-présidents).
Experts invités: Thibaud Dalimier(Equilibre forêt-gibier),Hervé Demasy ( Petit gibier),Jean-Marie Giffroy ( Scientifique et armes), Henri Pestieau (Santé/hygiène), Georgy Van Zeebroeck (AGPRW)
Des chasseurs dinantais participent au grand nettoyage de BeWapp (www.matele.be - 30/03/2026)